Step by Step

IEF : Gérer la CRISE !

Ah, le fameux terrible two ! Vous savez cette magnifique période où, après avoir compris qu'il peut dire non, votre enfant s'oppose de manière quasi-systématique.

On en a gros

Ici, entre Miss A, presque 4 ans, qui n'est pas encore sortie de son terrible 3 (hé oui, des fois, ça continue !), Miss A (21 mois) qui a déjà bien compris qu'elle pouvait dire "NON !" et Miss C, du haut de ses 6 ans, qui parfois n'est pas en reste non plus, on est servi.

Comme vous le savez, mes trois filles sont instruites en famille. On est donc très, très souvent ensemble et même si généralement nos journées se passent plutôt bien, parfois il faut gérer la(les) crise(s). Et comme, je ne suis pas parfaite et que je n'ai pas une patience d'ange, au bout de trois ans d'IEF, j'ai trouvé quelques petits trucs que vais partager avec vous (je suis sympa, hein ?)


Travailler dans la sérenité

Pas facile de voir l'attention de maman accaparée par ses sœurs quand on a presque deux ans et qu'on ne peut pas encore tout faire comme les grandes. Alors dans ces moments là, Miss A fait tout, mais alors vraiment tout, pour qu'on ne s'occupe que d'elle...

Et comme, d'une part, je conçois tout à fait ce besoin d'attention et que, d'autre part, il nous est impossible de travailler avec un bambin chouineur juste à côté, j'ai quelques petites bottes secrètes qui marchent plus ou moins bien selon les jours.

Mon premier larousse des pourquoi

Pour cela, Montessori m'aide beaucoup (merci Maria !). Quand je vois que jouer toute seule devient pesant et qu'elle a besoin de mon attention, je lui propose de petits ateliers sur un tapis juste à côté de nous. Généralement ça suffit pour la faire patienter le temps qu'on finisse.

Plus rarement, quand l'option tapis ne fonctionne pas, elle se met à table avec nous pour dessiner ou coller des gommettes ou monte sur mes genoux pour écouter ce que font ses soeurs en faisant un câlin à maman. Mais elle a tendance à les déconcentrer, donc c'est mon dernier recours.


Et sans crise

Chez nous, la plus grande suit les cours Kerlann en CE1 et travaille en général de manière formelle 2 heures le matin, 4 jours par semaine. Et je dois dire que si aujourd'hui ça roule à peu près, la mise en route a été compliquée et les crises assez nombreuses.

bébé chouineur

C'est la pédagogie Charlotte Mason et une partie de ses principes qui sont venus à notre secours cette fois ci. En effet, celle-ci préconise d’enchaîner des séquences courtes ce qui permet de garder l'enfant concentré. Avec ma grande qui a de gros problèmes de concentration, ça a été presque magique et le crises ont quasi disparu.

Au début, on a essayé grosso modo de suivre le rythme imposé par Kerlann et malgré 3 ans d'IEF derrière moi, on a frôlé la catastrophe : plus rien ne fonctionnait. J'ai donc arrêté de me mettre la pression et on avance vraiment à son rythme sans chercher à finir à tout prix la leçon du jour. On met un minuteur et quand il sonne on finit juste ce qu'on était en train de faire (par exemple, écrire une phrase ou faire un calcul) on ferme le cahier et on passe à la suite.

le petit prince

Depuis qu'on travaille comme ça, je n'ai plus besoin de patience car il y a beaucoup moins d'opposition (Bon c'est pas encore parfait et il y a encore des "jours sans", souvent dus à la fatigue, mais ils se font de plus en plus rares). Et si elle ne comprend pas une notion, on travaille le temps défini selon la matière et on reprend le lendemain. Le fait de savoir que le temps est limité et que la leçon ne va pas s'éterniser l'aide à trouver les ressources pour se concentrer.

Pour la seconde, elle est totalement libre et travaille à son rythme. Parfois elle va passer 2 heures avec nous à travailler en formel puis ne faire que jouer pendant trois jours et ainsi de suite...

lecture gif

Elle semble avoir besoin de plus de temps d'assimilation entre les séances de formel qui, du coup, ne sont pas régulières mais respecte ainsi totalement sa demande. Parfois aussi, elle fait des ateliers Montessori avec Miss A à côté de nous.


Lorsqu'il faut ranger...

Avoir trois enfants, en permanence à la maison, signifie rapidement avoir aussi trois fois plus de bazar. Même si j'ai abandonné depuis bien longtemps l'idée d'avoir une maison nickel de catalogue de déco, j'aime quand même que ça reste un minimum propre et rangé. Avant, soit je devais tout ranger moi-même soit m’énerver sans fin pour qu'elles rangent un minimum. Alors on a cherché d'autres solutions et on a fini par trouver.

en bordel

Trois techniques marchent assez bien ici :

  • L'entraide : chacune aide à ranger la chambre ou les affaires de l'autre.

  • La course : celui qui finit de ranger en premier gagne un privilège défini à l'avance. (Minuteur, mon ami !)

  • Une super application mobile : Pistache.

application Pistache

Le parent définit des tâches à effectuer. Lorsqu'elle sont faites, l'enfant coche les tâches, le parent valide sur une interface séparée et débloque ainsi la suite du jeu. Bon, les anti-écrans vont me tomber dessus, mais ici elles ADORENT ! Et elles me demandent même de leur rajouter des tâches !


Quand les rivalités éclatent

Avoir trois filles, c'est avoir trois fois plus de raisons de voir des disputes éclater. Ici, on est partisan de les laisser gérer leurs conflits (dans la mesure du raisonnable, il est bien sûr hors de question de les laisser s'écharper).

bataille soeurs

Au début, on intervenait en leur demandant à chacune d'exprimer ce qui les mettait en colère ou leur version des faits. Puis, on les laissait trouver un compromis qui convenait au deux. Ce qui ne marchait pas à tous les coups. Depuis, elles savent que si elles ne le font pas, on va trancher en tant que parents et, généralement, nos décisions dans ces cas là ne plaisent à aucune des deux (j'avoue, on l'a fait un peu exprès !) mais ça a marché car, aujourd'hui, elles règlent leurs différends sans qu'on ait à intervenir dans 95% des cas.

Anna et Elsa

Pour Miss A qui ne parle pas encore bien, c'est plus compliqué, mais les deux grandes sœurs sont assez conciliantes avec la plus petite ce qui aide bien. De plus, elles sont passées maîtres dans l'art de la diversion ce qui nous fait souvent sourire en douce.


Nos livres fétiches


En conclusion, avoir la patience d'instruire ses enfants n'est, selon moi, pas vraiment un problème de personnalité mais plutôt d'avoir les bons trucs qui nous rendent la vie plus facile.

Mais n'allez pas croire qu'on vit chez les Bisounours avec des enfants parfaits qui ne font jamais de crises, jamais de bêtises, qui ne s'opposent jamais ou ne nous font pas tourner en bourrique...

crise

Quand on devient parent, en IEF ou pas, on n'a pas le mode d'emploi et gérer les crises, c'est pas simple tous les jours. Mais toutes ces petites astuces ont apporté bien plus de calme à la maison et, par conséquent, m'ont permis de beaucoup moins crier même si ça m'arrive encore (trop) souvent.

Et chez vous, comment ça se passe ? (Je prends toutes vos astuces !)


Les Jeudis Education

jeudis éducation

C'était ma participation au RDV "les jeudis éducations" organisé par WonderMôme sur le thème c'est la crise..


Les autres participations


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