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IEF : 4 peurs qui vous feront échouer !

j'ai peur

S'il y a une chose qui est partagée par tous les parents qui instruisent leurs enfants, que nous l'admettions ou non, c'est le fait de douter de soi et de ses choix.

Quand vous faites quelque chose qui est si contraire à la « norme », surtout en France, il est parfois difficile de ne pas douter de l'avenir. Surtout en cette période où les contrôles arrivent à grand pas...

Au bucher

Il peut être bénéfique d'analyser ses doutes et ses craintes. Cela peut permettre de mettre en lumière des points qui auraient besoin d'être améliorés pour être plus serein au quotidien ou pour nous rassurer sur le fait que nos craintes sont infondées. Car si vos pensées et vos décisions sont dirigées par le doute, cela peut gravement nuire à votre vie de famille et à la progression sereine de vos enfants à la maison.

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La peur de la norme

Pousser mes enfants, moi je ne ferai jamais ça ! C'est ce que vont me répondre 99,99999% des parents et encore plus en instruction en famille ! Et pourtant, insidieusement, la date du contrôle approche, le stress et la pression montent. Vous vous demandez comment cela va se passer... Allez-vous « être à la hauteur » ? Tout cela, tous ces doutes peuvent vous amener à pousser vos enfants au-delà de leur stade de développement actuel.

planning petit prince

Prenons l'exemple de la lecture. En moyenne, les enfants apprennent à lire entre 6 et 8 ans. On a bien dit EN MOYENNE ! . Cela signifie que la plupart des enfants vont lire aux alentours de l'âge de 6 ans. Mais , cela signifie aussi que certains enfants vont lire beaucoup plus tôt que 6 ans et d'autres beaucoup plus tard que 8 ans.

Dans un cadre scolaire traditionnel, la gestion d'un « groupe classe » et les programmes imposés dictent que tous les enfants doivent savoir lire avant la fin du CP et, tant qu'à faire, le plus rapidement possible.

lecture

Mais, à la maison, où seule l'acquisition du socle commun à 16 ans nous est imposée, nous avons la chance de pouvoir attendre que nos enfants soient prêts même quand cela arrive un peu plus tard que la moyenne. Et cela même si le contrôle arrive dans la semaine ou dans la mois. Résistez à la pression et ne forcez rien, s'il n'est pas prêt, même s'il a l'âge requis, ce ne sera pas bénéfique. Montrez à l'inspecteur que la lecture est abordée et tout se passera bien... Bon en théorie, je l'avoue ! Mais c'est souvent le cas...

Pousser les enfants à faire des choses qui sont au-delà de leurs capacités est stressant et risque de créer un blocage. De plus, cela va favoriser une mauvaise estime de soi (Je suis nul, je n'y arrive pas...) et nuire à la relation parent/enfant. L'enfant ayant l'impression de décevoir le parent.

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La peur de la mauvaise méthode

Souvent, quand nos enfants ne progressent pas aussi rapidement que nous pensons qu'ils le devraient, nous blâmons la méthode choisie et, poussés par notre volonté de bien faire, nous commençons à faire des changements. Alors on va sur internet et on cherche la méthode miracle qui marchera à coup sur. Bien entendu, je grossis un peu le trait mais je ne suis pas si loin de la réalité, non ?

Bien qu'il existe certainement des occasions où la méthode que nous avons choisie n'est pas la bonne et ne convient pas à notre enfant et donc doit être changée. Il y a aussi des moments où nous devons laisser le temps au temps, comme dit l'adage. Ce qui signifie laisser le temps à la méthode choisie de permettre la progression de l'enfant à son rythme.

diary

Trop souvent, surtout lorsqu'il s'agit des mathématiques ou de l'apprentissage de la lecture (encore elle !), les parents instruisant leurs enfants à la maison abandonnent une méthode pour une autre alors que la première est encore en train de mettre en place des concepts fondamentaux pour la suite. Les progrès n'étant pas encore visibles, on se dit que ça ne marche pas, que ça ne lui convient pas et on essaie autre chose. Pour cela, Google est à la fois notre meilleur ami mais aussi souvent notre pire ennemi...

Or, changer constamment de méthodes d'apprentissage peut être une perte de temps, s'avérer frustrant et devenir coûteux. De plus, cela peut amener les enfants à louper des concepts fondamentaux ou à s'ennuyer à force d'avoir à répéter toujours les mêmes bases fondamentales dans chaque nouvelle méthode. Certes, elles sont présentées de manières différentes mais ça reste les mêmes quand même.

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La comparaison négative

Souvent, même si on s'en défend, la tentation est grande de comparer notre enfant. Juste pour se rassurer, se situer, savoir où on en est, voir si l'on fait bien, etc. Le fait de douter de soi ou, pire, de nos enfants, le besoin d'être rassuré sur leurs acquisitions, nous amène à les comparer par rapport à d'autre enfants scolarisés (le voisin, la cousine...) ou à d'autres enfants non-scolarisés. La famille et les amis entraînent également (volontairement ou non) ce genre de comparaison.

se comparer

Bien qu'il soit dans la nature humaine d'avoir besoin d'une base de référence pour se rassurer, nous devons nous souvenir que, parce que nous éduquons nos enfants différemment, nous ne devrions pas attendre de nos enfants qu'ils suivent exactement le même chemin qu'un enfant scolarisé. Il est déraisonnable de s'attendre à ce qu'un élève scolarisé à la maison fasse exactement les mêmes choses au même moment qu'un enfant allant à l'école.

En effet, en lui permettant de s'instruire à la maison, on lui offre la possibilité de choisir son chemin, ce qu'il veut apprendre quand il en a besoin. Et ce même si l'on suit des cours par correspondance car on a toujours le choix de s'adapter ou de modifier les choses pour que ça nous convienne. C'est d'autant plus vrai lorsque l'on s'en passe et encore plus si l'on pratique le «unschooling». Et comme chaque enfant est différent, chacun d'entre eux fera les choses à SA façon.

never be wrong

Il peut être utile de réfléchir à ce que font les autres et de décider si oui ou non ces choses ont un sens pour votre enfant dans votre manière de pratiquer votre école à la maison. Cependant, une fois que vous décidez que tel sujet, telle acquisition ou tel concept n'est pas applicable à votre enfant à un moment donné, cessez de comparer et de vous stresser avec cela. Oui, oui, je sais, plus facile à dire (ou, en l’occurrence, à écrire) qu'à faire. Mais essayez et vous verrez que ça vous libérera de bien des inquiétudes.

Comparer négativement votre enfant à d'autres provoque sentiment d'échec et va vous inciter à avoir des attentes déraisonnables ou à mettre en place des activités inapplicables à votre famille ou à votre enfant.

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La peur de l'engagement sur le long terme

Lorsque l'on pratique l'école à la maison, on a aussi pour but d'offrir la meilleure éducation possible année après année et les meilleures opportunités à nos enfants en respectant leurs individualités et leurs choix qui peuvent évoluer au fil des ans. C'est aussi pour ça que certains enfants feront toute leur scolarité à la maison tandis que d'autres reprendront à un moment donné le chemin de l 'école parce que c'est leur souhait ou parce qu'a ce moment là, leurs parents penseront que c'est le meilleur choix pour eux et pour leur avenir...

Dans ce cas la rescolarisation est un choix (je passe volontairement sur une rescolarisation forcée, qu'elle qu'en soit la raison, car elle est dans ce cas là par définition subie par toute la famille). Mais c'est tout autre chose quand celle-ci se base sur la peur et sur la difficulté de se faire confiance pour instruire ses enfants à la maison.

école vs IEF

Pour de nombreuses familles, il faut parfois plusieurs années avant de trouver leur rythme de croisière. Cela ne veut pas dire que les apprentissages ne se font pas au cours de ces premières années, mais seulement que se faire confiance en tant que parent instruisant ses enfants peut prendre du temps. Et gagner la confiance de l'entourage parfois très proche, comme le papa ou les grands parents par exemple, demande du temps, de la patience et n'aboutit pas toujours.

Les doutes et les craintes sont normales pour tous les parents et encore plus pour les parents qui instruisent leurs enfants. C'est effrayant d'accepter la pleine responsabilité de l'éducation de son enfant. Se poser les bonnes questions permet d'avancer mais si on laisse les doutes prendre le dessus et la peur dicter notre conduite alors le risque d’échec va grandir de jour en jour.

Il faut porter un regard honnête sur nos peurs. Si elles sont fondées, eh bien, corrigeons le tir. Et Sinon, il faut surtout lâcher prise et profiter de tous les avantages que le homeschooling a à offrir.


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